François
CARTAUD a le plaisir de vous inviter à sa soutenance
de thèse portant sur le sujet : Modélisation
des écoulements dans les interfaces des barrières d'étanchéité composites
d'installation de stockage de déchets le mardi 9
novembre 2004, à 14h00 salle V-107 à l'Ecole
Nationale Supérieure des Mines de Paris, 60 Boulevard Saint Michel, Paris VIhme devant le jury
composé de: D. GUYONNET, P. PIERSON (Rapporteurs) N. TOUZE-FOLTZ, J. MIRALVES, H. ROBAIN, et P. GOBLET (Directeur de thèse) ainsi qu'au
pot qui suivra la soutenance Pour tout
renseignement, n'hisitez pas à me contacter: francois.cartaud@cemagref.fr,
tel: 01 40 96 60 48 RéSUMé DE LA THèSE Le dispositif d’étanchéité des installations de
stockage de déchets est constitué d’une barrière d’argile compactée surmontée d’une géomembrane. En théorie, cette
technique permet d’assurer un niveau de protection maximal en prévenant le
contact entre les éléments polluants contenus dans les lixiviats et le
milieu environnant. Cependant, des défauts existent dans la géomembrane,
liés à sa mise en place ou à de l’endommagement postérieur, et ceux-ci
forment des passages préférentiels d’écoulement pour les lixiviats. D’autre part, le contact parfait entre
la géomembrane et la surface de la barrière minérale n’existe pas car aucun de ces
composants n’est parfaitement plan. Il en résulte l’existence d’une interface, qui provoque une
surface d’infiltration du lixiviat bien supérieure à la seule aire
du défaut dans la géomembrane. Des solutions analytiques et des outils empiriques permettant
de quantifier, en régime permanent, les débits de fuite dans les
dispositifs d’étanchéité comprenant une interface d’épaisseur uniforme sont disponibles
dans la littérature. Cependant, des observations in situ et au laboratoire
sont venues invalider le modèle d’un écoulement radial à partir d’un défaut circulaire et d’un écoulement bidimensionnel à partir
d’un
défaut longitudinal, les écoulements d’interface se révélant d’une nature bien plus complexe et
dépendant essentiellement de la non-uniformité de l’épaisseur de l’interface. Les outils
bibliographiques disponibles atteignent rapidement leur limite vis-à-vis de
la prise en compte de cette non-uniformité de l’épaisseur de l’interface et il apparaît qu’une autre approche doit être suivie pour parvenir à une quantification
précise des débits de fuite à travers l’étanchéité composite. Le travail de thèse a consisté à d’abord quantifier la variabilité spatiale de
l’interface, puis à adopter un modèle d’écoulement issu des flux dans les
milieux poreux fracturés avec lesquels les écoulements d’interface
partagent des similitudes. La méthodologie développée consiste à combiner à
la fois (1) des observations de terrain qui permettent de connaître les
états de surface de la barrière minérale dans des conditions réelles (2)
des expérimentations réalisées au laboratoire qui fournissent des mesures
de débit de fuite et la géométrie exacte d’une interface reconstituée et
(3) des simulations numériques d’écoulement à partir des géométries
d’interface fournies, avec une comparaison des flux simulés et mesurés pour
évaluer la validité du modèle. Le travail expérimental a
été complété par une étude du cas particulier, mais néanmoins courant sur
les installations de stockage de déchet françaises, où un géotextile est
placé à l’interface. L’impact de cette pratique sur le débit de fuite
engendré en cas de défaut dans la géomembrane a été évalué en comparant les
données de flux mesurées avec celles obtenues dans les mêmes conditions
sans géotextile.